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vers Psychologies.com

Mon enfant refuse de faire caca sur le pot


Depuis début février, ma fille de 3 ans refuse catégoriquement de faire caca sur le petit pot.
Elle ne veut même pas essayer de pousser, elle se retient. Nous avons tout essayé…
La pédiatre nous dit qu’il faut attendre que le déclic se fasse... Mais entre-temps la situation commence à être gênante à l’école, à la piscine et je redoute les stages où elle doit normalement être propre sauf accident. Famille L.

Chère « famille », merci pour votre question qui met pas mal de parents et d’enfants au travail autour de ces deux-trois ans et de l’entrée en maternelle. Lâcher quelque chose ailleurs que dans le lange, et qui plus est un produit compact, si je puis dire, nécessite chez l’enfant qu’il se sente suffisamment unifié en lui-même, qu’il n’ait pas l’impression qu’il va partir en morceaux lui aussi, et parallèlement, qu’il se sente correctement séparé de vous. Être libre de décider « je lâche » ou « je garde », se permettre de se détacher d’une part d’elle qui occupe un espace à l’intérieur, suppose que votre fille ait pu, elle aussi, faire ce chemin d’être lâchée, pas toujours gardée -ou regardée-, qu’elle ait eu l’occasion d’expérimenter que prendre son chemin, le sien, équipée de sa différence est léger, libérant et non menaçant. L’acquisition de la propreté suppose de vivre l’altérité, la séparation, l’autonomie comme une perte du tout petit en elle -et en vous- mais aussi le gain d’une promotion parce qu’elle grandit.
Par ailleurs, chère maman, puisque vous écrivez au féminin et au « je », je suis frappée par votre signature au nous; vous écrivez « je » et signez « la famille » ? Peut-être est-ce un hasard ou une habitude sans importance, mais il se fait que mon attention se fraye son chemin en écoutant derrière les mots, en lisant entre les lignes. Alors comment se fait-il que vous signez comme si vous aviez écrit au minimum à trois ces mots qui sont en fait les vôtres ? Se distinguer l’un, l’autre, et le troisième, porter chacun sa parole en son nom -noms qu’ici vous ne donnez pas-, être soi et non un « morceau » de la famille, fait partie du mouvement de détachement que votre fille a à réaliser. Pourriez-vous l’aider en lui permettant d’aller et venir hors de votre présence sûrement très aimante mais, peut-être, plus centrée sur l’union de la famille que sur sa division nécessaire, laquelle soutiendra l’unité de chacun, en soi, et de votre fille en particulier.

6/05/2013 10:53

 

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