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vers Psychologies.com

Les boucles du désir

Savez-vous pourquoi les femmes baissent les yeux quand on leur parle d’amour ? En fait, elles vérifient la véracité de la déclaration !

D’accord, la plaisanterie n’est pas de haut niveau, mais elle rejoint une autre caricature : demandez à un homme de décrire son désir sexuel, il vous parlera de son sexe. Parfois à la troisième personne du singulier : « Il (mon pénis) a envie, il veut, il a des besoins… » La boucle désirante « Je suis excité, donc je désire, donc je suis excité » tourne vite et bien chez les hommes en bonne santé et c’est tant mieux, pour autant qu’ils évitent deux écueils, celui de l’excès et celui du manque. Dans la dérive du ‘’trop’’, on rencontre des hommes qui interprètent la moindre de leurs érections comme un besoin impérieux. C’est la voie royale vers l’impérialisme machiste, l’abus, la violence…
A l’opposé de cette pathologie de l’excès, il y celle du ‘’trop peu ’’. On peut entendre, lors de consultations de sexologie, la souffrance d’une femme qui se plaint de n’être plus désirée par son partenaire dont la libido est éteinte. On mettra parfois en évidence que ce sont, en réalité, des troubles érectiles qui ont conduit cet homme à mettre ainsi son désir en berne. L’humiliation de la ‘’panne ’’ fut si puissante que la libido s’est éteinte. N’en déduisez pas trop vite que l’on soigne toutes les insuffisances de désir masculin avec du Viagra, mais cette option n’est pas aussi invraisemblable qu’il y paraît !
Il faut reconnaître que cette boucle excitation-désir est souvent moins active chez les femmes. La plupart d’entre elles sont évidemment parfaitement conscientes des manifestations génitales de leur excitation sexuelle, mais ces réactions ne s’imposent pas avec l’évidence d’une érection phallique. Certaines femmes sont sans doute trop peu attentives à leur « désir d’en bas », ce qui accentue les pannes du « désir d’en haut ». Dans le cadre d’une consultation de sexologie pour insuffisance de désir sexuel féminin, il peut s’avérer utile d’inviter la patiente à se recentrer sur ses sensations corporelles (relaxation, sophrologie, yoga, massages, etc.) et à focaliser son attention sur les manifestations génitales qui accompagnent un stimulus sexuel, comme une lecture érotique ou la reprise progressive d’une intimité corporelle avec son partenaire. Pas question de Viagra cette fois, mais d’une réconciliation avec son propre corps avec lequel nous entretenons si souvent une relation ambigüe, d’amour et de mépris, de respect et de honte. Encore une fois, c’est sans doute plus vrai chez les femmes. Elles sont plus nombreuses que leurs compagnons à souffrir de pathologies de leur image corporelle (anorexie, dysmorphophobie, recours déraisonnable à la chirurgie esthétique, etc.).
Cette première boucle qui unit l’excitation et le désir ne serait rien sans la deuxième qui relie le désir partagé des deux partenaires amoureux. Ce que nous offrons de plus précieux à l’autre c’est notre propre désir et ce que désirons en lui c’est son désir pour nous. Quand nous le repérons, nous sommes comme un pétard qui n’attend plus qu’une allumette pour paraphraser Alain Bashung, le grand poète du désir. Gaby, oh Gaby… !


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