Avec Supernova, Harry Macqueen nous emmène sur les routes de la démence précoce

supernova acteurs qui regardent vers le ciel
©  Photo Psychologies x Cinéart

Prévu en salle pour le 16 août 2021, ce road-movie sensible et émouvant de justesse voit deux grands acteurs se battre contre une maladie dégénérative tout en tentant de préserver l’amour fort qui les unit.

En couple depuis 20 ans, Sam (Colin Firth) et Tusker (Stanley Tucci) décident d’entreprendre un voyage en camping-car dans l’Angleterre rurale pour rendre visite à leurs proches et retourner sur les lieux de leur jeunesse. Depuis que Tusker est atteint de syndrome démentiel, le temps passé ensemble est la chose la plus importante qu’ils aient. Le véhicule devient un espace intime et fragile dans lequel les deux hommes vont tenter, non sans difficultés, de renouer des liens.

Si s’attaquer à la démence précoce peut sembler ambitieux, l’implication du réalisateur Harry Macqueen lui a permis de relever le défi haut la main. Et pour cause. En 2015, deux événements similaires se sont produits dans sa vie, où il a vu deux proches se détacher progressivement de la réalité et perdre toute envie de vivre. Sa collègue et le père de son amie étaient tous deux atteints de démence précoce, mais cette maladie avait évolué dans des directions très différentes pour chacun.

Supernova ne sort pas de nulle part : c’est le résultat d’un processus de recherche long et immersif. Pendant trois ans, le réalisateur a travaillé en étroite collaboration avec le Wellcome Trust et Dementia Research Centre à Londres afin de découvrir les subtilités médicales et biologiques des nombreux types de démence. Il a également pu passer du temps avec des patients, ainsi qu’avec ceux qui ont perdu des êtres chers à cause de cette maladie.

Placé au premier plan, il a su comprendre que la démence est souvent perçue à tort comme étant uniquement caractérisée par la perte de mémoire. « En fait, certains types de démence n’ont, pendant une longue période, absolument rien à voir avec la mémoire. » Grâce à ses recherches, Macqueen a pu déterminer l’état exact de Tusker et à quel stade de la maladie nous le rencontrerions. « Tusker est atteint d’un type de démence précoce qui entraîne un déclin progressif de la vision et des capacités de lecture et d’écriture, mais qui préserve la mémoire dans un premier temps. Extérieurement, sa vie semble assez normale, mais intérieurement, il est petit à petit détruit et se retrouve démuni face à sa maladie », explique M. Macqueen.

Les personnages et les thèmes de Supernova reflètent cette tentative de rendre justice à ces personnes et à leur histoire d’une manière véridique et originale, en plaçant un récit d’amour moderne, réaliste et désintéressé dans le contexte d’un avenir immédiat qui risque de ne plus être. Ce film puissant et stimulant offre à voir ce que nous sommes prêts à faire pour les personnes que nous aimons. Porté par les performances magistrales et poignantes de Colin Firth et Stanley Tucci, Supernova est un film intime qui étudie avec sensibilité certaines des plus grandes questions humaines : comment vivre, aimer et rire, même si nous approchons de la fin.

Cet article a été réalise en étroite collaboration avec Cinéart.

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